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Charles Kymrell : Le monde du XXVe siècle (21e partie)
jeudi 11 septembre 2025, par
XXXIII – Ligerey
Le lendemain donc, Napal sortait de sa chambre par la porte donnant sur la galerie, lorsqu’il vit Ligerey sur le seuil de l’appartement de Louise. Le jeune homme se tenait immobile et rêveur, suivant son habitude.
Napal s’arrêta et le salua avec amitié. Ligerey lui prit la main, puis l’attira doucement dans l’intérieur de l’appartement.
— Je suis heureux de vous voir, mon cher monsieur Napal, dit-il. Venez, vous m’aiderez à consoler cette pauvre Louise, dont je ne récompense la tendresse qu’en lui causant de la peine. Mais ce n’est pas ma faute, je vous le jure.
En effet Louise était assise, accoudée sur une table, la tête dans ses mains, les yeux fixés sur une feuille de papier. On voyait qu’elle avait pleuré.
— Que puis-je faire ? répondit Napal. Ma sympathie vous est acquise, parlez, je suis tout à votre disposition.
La jeune femme se leva, tendit ses deux mains à l’Indien, puis se tournant vers Ligerey :
— Ce n’est pas moi qu’il faut plaindre, dit-elle. C’est toi, mon pauvre ami. Ne t’excuse donc pas. Hélas ! mon cher monsieur Napal, vous avez quitté l’Inde avec l’espérance de vous instruire par l’étude des institutions qui nous régissent et que vous admiriez d’avance sans les connaître. Ce que vous en savez déjà mérite vos éloges sans doute, mais vous ignorez encore combien ce régime est terrible à celui qui ne dispose pas d’une influence assez forte pour briser les entraves qui l’enserrent de toutes parts. Jugez par ce seul exemple. Afin d’éviter à Ligerey les pertes de temps causées par les voyages qu’il est obligé de faire pour venir me voir, nous avons demandé, pour la seconde fois, qu’on voulût bien nous donner un travail qui nous permit d’habiter dans la même ville. On nous l’a refusé sous le prétexte futile d’impossibilités matérielles, en nous laissant espérer qu’on ferait droit plus tard à notre demande. Voyez.
Elle tendit à Napal le papier, laissé sur la table, et sur lequel on lisait la formule chère à tous ceux qui occupent un grade élevé dans la bureaucratie : « Nous avons pris bonne note, etc... Croyez que nous nous intéressons, etc., etc. Aussi nous regrettons, etc., etc., etc. »
La jeune femme, en parlant, avait pris une attitude empreinte d’une telle dignité dans sa résignation que Napal en fut ému, tandis que Ligerey s’écriait indigné :
— Oh ! se sentir impuissant ! être forcé de vivre au milieu d’un cercle étroit au milieu duquel l’intelligence se consume ! Quand viendra l’époque où l’homme inspiré ne sera plus méconnu de ses semblables ? Au lieu de passer sur cette Terre au vingt-cinquième siècle, que ne suis-je né dans les âges futurs, où il sera permis au génie de prendre librement son essor ! Entrevoir un but, y courir, être sûr de atteindre, d’être utile à l’humanité en le touchant, et se voir empêché dans sa course par cette humanité elle-même ? Voilà où j’en suis ! Heureux ces innombrables bureaucrates, au cerveau épais, à l’esprit obséquieux, dont la seule préoccupation est de se courber devant le chef qu’ils espèrent remplacer plus tard. Que ne suis-je fait à leur image ! Comme eux je serais un imbécile, comme eux je serais heureux !
Le jeune homme tomba accablé sur un siège en cachant son visage dans ses mains. Napal garda le silence devant cette plainte qui lui rappelait la sienne quand, jadis, ses projets s’étaient écroulés sous les intrigues d’Afsoul. Il voyait bien que Ligerey était malheureux, mais, ignorant encore l’origine des causes premières par lesquelles les souffrances morales s’appesantissaient sur les hommes en Europe, Il craignait, en questionnant, de rouvrir une plaie mal fermée.
Louise s’avança vers Ligerey, et lui prenant les mains :
— Pardonne, ô mon ami, dit-elle, les pleurs que j’aurais voulu retenir puisqu’ils ravivent tes douleurs. Nous sommes jeunes tous deux, pourquoi désespérer ? Crois-moi, nous verrons des temps meilleurs. Peut-être l’avenir me réserve-t-il, en me permettant de vivre bientôt auprès de toi, d’adoucir l’amertume de la destinée par ces paroles consolantes que nous savons toujours trouver quand il s’agit d’apaiser les inquiétudes de celui que nous aimons ! Hélas ! mon ami, tu te plains de vivre à notre époque plutôt que dans les siècles futurs. Moi, au contraire, je regrette ces temps passés où, chez nos aïeux, la femme était l’épouse affectueuse que l’homme retrouvait à son foyer après les travaux du jour, et la compagne dévouée qui lui faisait oublier ses fatigues, au milieu du calme et de l’austère simplicité qui abritait sa famille.
Napal admira la jeune femme, qui prononça ces paroles dans toute l’effusion de son cœur. Elle lui rappelait Oudja par sa nature aimante, par la droiture de son caractère. À ce souvenir, il sentit une larme humecter sa paupière, et il se détourna pour cacher son émotion.
Louise se disposait à partir. Ligerey se leva, déposa un baiser sur le front de la jeune femme, et lui dit d’une voix émue :
— Louise, tu es une sainte et digne créature. Je voudrais t’épargner toute souffrance. Je ne puis-que t’aimer comme tu m’aimes, c’est-à-dire infiniment. Excuse-moi de ne pas te donner le bonheur que tu mérites.
— Je possède ton affection, cela suffit à mon cœur. Je t’aimerais moins, peut-être, si tu n’avais pas, en partage, une intelligence supérieure.
Puis se tournant vers Napal :
— Je suis obligée de vous quitter pour me rendre à mon travail, dit-elle. Ligerey vous expliquera sa situation, et vous comprendrez la cause de nos tourments.
La jeune femme sortit. Ligerey la suivit des yeux dans sa démarche gracieuse. Quand elle fut hors de sa vue, il referma la porte et revint vers Napal.
— Peu de femmes, dit-il, sont douées d’une âme aussi élevée que celle de Louise. J’ai plus d’une fois maudit mon malheureux esprit, qui ne me permettait pas de la récompenser comme je le désirerais. Moi-même, je devrais m’estimer très heureux, ayant en partage l’affection d’une telle âme, mais la destinée est plus forte que ma volonté, elle me pousse en avant, et ce n’est, croyez-le bien, ni l’ambition, ni l’égoïsme qui me guident. Si vous.voulez prendre la peine de m’écouter pendant quelques instants, je vous ferai connaître la cause de mes ennuis.
— Je suis à vos ordres, répondit Napal.
— Vous savez, reprit Ligerey, quelles sont les différentes natures de travail qui nous sont imposées. On doit exécuter soit une besogne matérielle exigeant des qualités physiques plutôt qu’intellectuelles, soit un travail de gérance demandant des aptitudes administratives, de l’activité, du coup d’œil ; soit enfin un labeur d’intelligence pure, littéraire ou scientifique. Ce dernier s’applique toujours à l’extension des sciences cataloguées et classées, mais sans s’étendre aux idées nouvelles, parce qu’elles ne sont pas prévues et qu’il n’existe aucun outillage pour les exploiter. Nous avons la science du vêtement, celles de l’agriculture, des mines, des constructions, etc., etc.. Nous nous perfectionnons le mieux possible dans chacune d’elles, afin d’augmenter nos, moyens de production. Aucune ne paraissait me convenir. Je laissai au hasard le soin de décider de mon sort. Peut-être ai-je eu tort et ne dois-je accuser que moi même de ce qui m’arrive aujourd’hui.
Le jeune homme se tut. Napal l’écoutait attentivement. Après quelques minutes de méditation, Ligerey reprit :
— Cependant, j’aurais agi autrement qu’il en serait arrivé de même. J’ai ressenti, dès le plus jeune âge, une impulsion irrésistible vers l’étude des sciences abstraites. À vingt ans, chose presque sans exemple chez nous, j’avais fait une étude approfondie des connaissances qui constituent l’ensemble de notre savoir en Europe. Après avoir étudié cet ensemble je suis allé au-delà et j’ai trouvé. C’est ainsi qu’après avoir conçu des idées originales, fécondes – je n’ose pas dire remarquables – j’ai voulu les rendre pratiques. Alors, procédant suivant l’usage, je les ai résumées dans un mémoire par lequel je demandais la possibilité de les développer, Malheureusement je manquais de relations influentes, et chez nous, pour obtenir ce qui n’est ni catalogué, ni classé, il faut être une véritable puissance. Un jour, mon chef hiérarchique me fit appeler et me reprocha sévèrement de négliger mon travail, ce qui était faux, pour m’occuper spécialement de choses inutiles en dehors de mes fonctions.
— Oui, dit Napal, on pratique en grand ici, ce qui l’est en petit chez nous. On ne permet à aucun bureaucrate de penser à autre chose qu’à sa besogne. Triste avantage accordé aux nullités qui, dans l’impuissance de produire quoi que ce soit, prétendent se sacrifier et faire acte méritant en s’attachant à leur travail bureaucratique, tandis que leur incapacité est la seule cause de ce prétendu dévouement.
— Cela se passe ainsi en Europe, poursuivit Ligerey, mais à un degré plus intense, parce que le régime administratif est ici plus puissant que dans l’Inde. Quoi qu’il en soit, il est difficile de lutter contre ses impulsions quand elles dominent vos facultés. J’ai renouvelé mes tentatives plus tard dans des conditions différentes. Cette fois j’attirai sur moi la colère administrative,colère d’autant plus redoutable qu’elle s’exerce impunément.
On m’avertit d’avoir à cesser mes travaux personnels, sous peine de compromettre mon avenir, comme si, ajouta le jeune homme avec une douloureuse amertume, comme si mon métier pouvait être un avenir pour moi !
— Je comprends votre découragement, répartit Napal, et ce m’est une grande douleur de penser que, quel que soit le degré de civilisation d’un peuple, il en est au vingt-cinquième siècle comme dans les siècles passés. Le mérite modeste est étouffé par la médiocrité rampante. Qu’avez-vous fait ensuite ?
— J’ai employé tous les moyens possibles, répondit Ligerey. J’ai constamment échoué. On ne pouvait m’enlever la situation hiérarchique que j’occupais, parce qu’il existe dans les États des garanties prévues par la loi, afin de prévenir les abus trop criants, mais on s’est vengé en m’envoyant dans une contrée où le travail est plus pénible.
— En quoi consistent les désavantages de l’endroit où vous êtes relégué maintenant ? demanda Napal.
— Pour réaliser des économies d’efforts, et afin d’éviter un gaspillage de forces, l’État nous emploie à différentes fonctions simultanées et nous déplace d’un endroit à un autre suivant les exigences de la production. Nous rachetons les pertes de temps en voyage par l’extrême rapidité des transports. Ces avantages disparaissent dans certaines contrées, tels que les pays de montagnes par exemple. C’est là qu’on envoie ceux qui, comme moi, sont en défaveur.
— Je m’explique le chagrin de Louise. Elle ne vous voit que pendant vos jours de liberté. Je vous plains sincèrement tous les deux.
— Vous pouvez maintenant vous représenter la situation d’esprit dans laquelle je suis. Le métier que j’exerce m’est odieux, parce qu’il est en contradiction formelle avec mes désirs. Je ne trace pas un mot, je n’écris pas une ligne, sans m’imposer un violent effort de volonté. Chaque jour j’attends avec impatience l’heure où je suis délivré de ma besogne forcée. Et pourtant je sais que cette heure ne sera pas celle de la délivrance, puisque je reste partout, toujours, l’esclave de mes aspirations, et que, loin de chercher à en secouer le joug, je le subis avec un contentement fébrile, parce que j’ai la certitude d’avoir atteint le but que je poursuis depuis dix ans sans relâche et sans repos.
Ligerey releva la tête en prononçant ces dernières paroles. Son œil étincela, son regard se fit profond. Il portait sur son front la juste fierté du savant qui vient d’arracher à la science une de ces vérités qu’elle tient cachées dans son sein d’une façon si jalouse. Napal le regardait surpris. Il comprenait qu’il se trouvait en face d’une intelligence d’élite et d’un esprit supérieur.
— On refuse toujours de vous entendre, s’écria-t-il. On nie l’évidence. Voilà ce que je ne puis comprendre.
— Oh ! rassurez-vous, continua Ligerey. On n’a jamais nié l’évidence de mes découvertes, pas plus que les résultats indéniables de mes travaux. On m’a seulement fait entendre qu’ils constituaient une besogne dont je ne devais pas m’occuper, parce qu’elle était en dehors de mes fonctions. Je ne saurais vous exprimer, ajouta-t-il en reprenant son ton de douleur amère, combien de nuits sans sommeil j’ai passées, le cerveau en ébullition, l’esprit en éveil, sous la soif ardente des recherches qui me poussaient irrésistiblement.en avant dans l’accomplissement de mes travaux. Et tout cela pour arriver à cette conclusion, que la grandeur du résultat atteint, si grande que je l’entrevoie, est encore plus petite que le degré d’impuissance où l’on me réduit pour annihiler mes efforts. Je ne demande pas aux États de durs sacrifices, pourtant. Il suffirait d’un peu de bonne volonté.il en résulterait de belles choses pour l’avenir de l’humanité. Je ne dois plus penser ! L’indifférence ou l’égoïsme d’un supérieur à détruit mes espérances, comme peut-être un jour elle brisera ma vie !
— Chassez ces sombres pensées, dit Napal profondément ému. L’espoir est le refuge suprême de l’homme affligé sur la terre. C’est lui qui nous fait entrevoir des jours meilleurs, ne l’abandonnez pas.
Ligerey hocha la tète avec ce pâle sourire de la créature pensante pour laquelle l’espérance n’a jamais été féconde qu’en illusions.
Napal comprit que rien pour le moment n’était capable d’adoucir cette douleur. Il échangea quelques-paroles d’amitié avec Ligerey, lui serra la main, et se dirigea vers le bâtiment du travail.
XXXIV – Avancement imprévu
Napal arriva dans son bureau sous l’impression de ce qu’il venait d’entendre.
— Quels sont, demanda-t-il à Darnais, les moyens auxquels vous avez recours en Europe pour vous plaindre des abus, quand Ils se produisent ?
Par hasard Darnais était bien disposé.
— Décidément, mon cher collègue, dit-il en riant, vous me prenez pour un conférencier. Les moyens auxquels nous avons recours pour nous plaindre des abus, me demandez-vous ? Ma foi, je crois qu’il en est ici comme chez vous. Quand les abus se produisent, on laisse faire, on n’y remédie pas.
— Pardon, insista Napal, nous avons dans l’Inde les journaux politiques, qui sont toujours disposés à dénoncer les abus d’autorité des gens en place, tandis que je n’ai vu ici que des revues techniques ou administratives.
— En êtes-vous plus avancés chez vous s’écria le gros érudit. Les journaux ne sont-ils pas plus ou moins vendus au gouvernement ? Nous connaissons vos mœurs si vous êtes ignorant des nôtres, mon cher collègue, ajouta-t-il en se renversant avec satisfaction dans son fauteuil.
— Enfin, insista de nouveau Napal, quand les abus deviennent trop criants, que se passe-t-il ?
— D’abord on se garde soigneusement de les laisser aller si loin ; reprit Darnais. Ensuite, on peut toujours, à l’aide de la souche supplémentaire, se payer une petite imprimerie, à laide de laquelle on tire un certain nombre de brochures qu’on répand partout. Mais malheur à l’auteur s’il est reconnu. Son avancement est compromis pour longtemps. Voilà où nous en sommes, mon cher collègue.
— C’est peu, observa Napal.
L’érudit se leva pour répondre. Déjà il avait pris sa pose oratoire, lorsqu’un coup de timbre retentit. C’était le timbre administratif. Le gros homme s’effondra dans son fauteuil. Chacun se précipita sur ses appareils. Les dames cessèrent leurs bavardages.
Un second coup de timbre, moins fort que le premier, traversa le silence. Les têtes se tournèrent vers la boîte de correspondance spéciale communiquant avec le conseil d’hygiène, et on vit une lettre tomber dans l’intérieur de la boîte. Elle annonçait la nomination de l’un des employés du bureau à un poste plus élevé.
Les yeux s’agrandirent, animés par un secret espoir. Les messieurs relevèrent le front. Les dames prirent une attitude modeste.
Le plus âgé des employés se dirigea vers la boîte, l’ouvrit, prit la missive et la décacheta. Le silence était absolu. Le murmure de la fontaine en rompait seul la monotonie.
— Monsieur Napal est nommé chef de section à l’entrepôt alimentaire F.G., lut le vieil employé.
La figure des hommes se renfrogna. Les dames regardèrent le jeune Indien par-dessous leurs paupières en fronçant légèrement le sourcil. Seule, Louise vint à lui les deux mains tendues et le complimenta chaleureusement.
Au milieu de la surprise générale, Napal fut de tous le plus surpris.
— Je n’ai aucune relation, pensa-t-il. Il est probable qu’on a remarqué mes simplifications de calcul, sans quoi mon avancement n’aurait aucune raison d’être. Dois-je croire que la justice est ici plus en faveur qu’on à bien voulu me le laisser entrevoir ?
La première minute d’étonnement passée, les employés vinrent féliciter Napal Celui-ci recevait leurs compliments en riant dans sa barbe, pour nous servir d’une vieille expression populaire. Il n’était pas dupe de ces démonstrations polies et lisait facilement sur la physionomie de chacun d’eux le sentiment d’envie qui les animait. La dame mûre elle-même eut un petit air pincé, plus accentué que celui qu’elle prenait d’habitude.
La lettre de nomination prescrivait à Napal de s’installer le plus promptement possible à son poste. Il serra la main de Louise, prit congé de ses collègues et sortit.
Dès qu’il fut dehors les colères éclatèrent.
— Quoi ! s’écria l’homme au miroir, à peine cet étranger est-il arrivé qu’on le bombarde chef de section ! On lui attribue un grade après lequel chacun de nous aspire depuis longtemps. Nous végétons toute une éternité dans les mêmes fonctions, et on ne lui laisse pas même le temps de se mettre au courant de son emploi ! C’est une honte !
— Une criante injustice ! dit un autre.
— Une infamie ! clama un troisième.
— Un passe-droit outrageant ! s’écria la dame mûre.
— Pourquoi ces gémissements ? dit Darnais qui, malgré son esprit pointilleux, aimait à prendre la défense de ceux qu’on attaquait injustement. Notre collègue Napal ne connaissait personne en arrivant. Vous n’insinuerez pas, ce me semble, qu’il a décroché sa nomination par l’intrigue ?

