Accueil > Science-fiction, Fantasy, Fantastique > Incontournables et autres fondateurs de la SF > Charles Kymrell : Le monde du XXVe siècle > Charles Kymrell : Le monde du XXVe siècle (16e partie)
Charles Kymrell : Le monde du XXVe siècle (16e partie)
samedi 6 septembre 2025, par
— En Europe ?
— Oui. Il était accompagné du nommé Hussein, dit Papillon, un garçon qui lui est profondément dévoué, très dangereux à cause de la vigueur exceptionnelle dont il est doué, et dont il faut se méfier autant que de Napal.
Afsoul parut méditer quelques instants. Cet homme hypocrite, à l’âme ambitieuse, ne pouvait deviner le côté chevaleresque de l’entreprise de Napal. Il n’y vit que le désir de rechercher Oudja, de la revoir, de l’enlever ensuite.
— Il est de notre devoir, dit-il, de prévenir Sivadgi afin de l’engager à veiller sur sa fille.
Phingar prit note de cet avertissement.
— Ce Napal, poursuivit Afsoul d’un ton lent et décisif, comme s’il affirmait une vérité évidente par elle-même, est un individu des plus dangereux. En diffamant les gens au pouvoir, en défendant, pour se créer une popularité malsaine, la cause des mécontents, toujours prêts à profiter des émeutes et des troubles dont Ils sont les principaux auteurs, il s’est rendu nuisible à la société. Il importe au gouvernement, comme il est de notre devoir à nous, de mettre ces fauteurs de désordre dans l’impuissance de nuire.
Jamais, Phingar le savait, Afsoul n’exprima le fond dé sa pensée, même devant ceux qui, comme lui, connaissaient le secret mobile de ses intrigues : Cette habitude était un parti pris auquel Afsoul devait d’être impénétrable. Il continua :
— En poursuivant avec acharnement, une enquête sur le Ran-de-Katch, Napal a dû voir, Afsoul appuya sur ce verbe pour attirer l’attention de son secrétaire, que le gouvernement avait été malheureux dans cette affaire, et rien autre. Cependant il a continué ses attaques calomnieuses ; preuve indiscutable qu’il dissimulait un intérêt personnel sous le faux prétexte de défendre les actionnaires qu’il prétendait lésés dans cette affaire.
Phingar redoubla d’attention.
— Quel était cet intérêt, si ce n’est une entente coupable avec les ennemis du gouvernement ? Cherchez, et vous trouverez certainement quelque part des lettres, c’est-à-dire les preuves d’une correspondance qui confirmeront mes soupçons. Oui, vous les trouverez certainement, certainement.
Afsoul appuya de nouveau sur ces derniers mots. Phingar eut un petit tressaillement, la conversation prenait une grave tournure. Pour lui, la dernière phrase d’Afsoul signifiait clairement : Il est indispensable que vous produisiez des lettres qui donnent la preuve que des relations coupables ont existé entre Napal et ceux qui sont intéressés à calomnier le gouvernement.
Phingar pâlit légèrement. Alors Afsoul se leva, ouvrit un tiroir de son bureau, en prit un portefeuille, et le remettant à Phingar :
— Voici dix mille francs pour commencer vos recherches, dit-il.
Afsoul ne ménageait jamais l’argent. Il savait récompenser largement les efforts de ses serviteurs et boucler leur conscience. Celle de Phingar, qui s’était un instant réveillée, s’endormit tout à fait.
— Je trouverai ces lettres, affirma-t-il.
— Dans toutes les circonstances, quelles qu’elles soient, il importe, poursuivit Afsoul avec le même calme, de ne jamais attendre que le mal ait fait trop de progrès. Il faut Le prévenir dès qu’il apparaît, sous peine de rester impuissant.
Cette maxime, Phingar la connaissait, Afsoul avait souvent mise en pratique avec une habileté supérieure. Un autre l’aurait répétée avec prétention. Le préfet était trop maître de soi pour se laisser aller à la moindre démonstration vaniteuse.
— Veillez donc à ce que vos recherches soient rapides. Ce Napal reviendra probablement un jour ou l’autre ; peut-être d’ici peu, lorsqu’il apprendra le départ de Sivadgi. Arrangez-vous pour qu’il soit arrêté le jour de son arrivée.
Phingar s’inclina et sortit, résolu à tout employer pour agir, et surtout pour réussir. Il n’ignorait pas qu’en cas d’échec il encourrait seul la responsabilité. Son prédécesseur lui servait d’exemple. Ce malheureux employé s’était compromis dans une affaire semblable. Afsoul avait protesté hautement, déplorant d’avoir admis près de lui un homme aussi peu scrupuleux, et il l’avait renvoyé avec éclat.
Phingar savait donc à quoi s’en tenir : désavoué sans pitié en cas d’insuccès, récompensé largement s’il réussissait. Il est vrai qu’on lui demandait de commettre une infamie. Qu’importe, puisqu’il en retirerait honneurs et profits ?
— Il s’agit donc avant tout, dit-il quand il fut rentré dans son bureau, de se procurer des lettres compromettantes pour le dit Napal. Or ces lettres n’existent pas il est urgent de les fabriquer. C’est logique. Comment ? Par qui ? Parbleu, je trouverai facilement dans ma liste de quémandeurs un ’affamé crevant de faim qui me rendra ce service. Voyons.
Il prit dans un casier une feuille volumineuse sur laquelle était inscrite la liste des malheureux qui pullulaient dans les bas quartiers de la ville. Qui choisir ? Impossible de confier cette besogne au premier venu. Après quelques minutes de réflexion il sonna. Un huissier entra.
— Envoyez-moi chercher Dhimal. Voici son adresse. On le trouvera sûrement chez lui à cette heure, dit-il.
L’huissier sortit. Afin de ne pas perdre de temps avant l’arrivée de Dhimal, Phingar commença le brouillon de la teneur des lettres compromettantes qu’Afsoul lui réclamait. Ce travail lui plaisait, son visage respirait la satisfaction.
— Voilà, dit-il quand il eut terminé, voilà qui reproduit assez bien le style de Napal. Reste à imiter son écriture. Mon affamé s’en chargera.
Au bout d’une heure Dhimal se présenta. C’était un homme de quarante ans environ, pauvrement vêtu, dont la physionomie tout entière portait l’empreinte du malheur et de la misère, Sa bouche s’abaissait sous le pli amer des chagrins profonds et des espérances déçues. ses joues semblaient creusées par les larmes. Cependant son regard était doux et bon.
Debout dans le bureau de Phingar, il se tenait courbé, dans une attitude inquiète.
— Approchez, lui dit le secrétaire.
— Vous m’avez fait demander, monsieur ? dit-il.
— Oui, j’ai besoin de quelqu’un en qui j’ai confiance ; j’ai pensé à vous.
— Je vous en remercie. De quoi s’agit-il ?
— Vous allez le savoir. Asseyez-vous.
Le ton avec lequel le secrétaire prononça ces paroles éveilla l’inquiétude du malheureux.
— J’ose espérer, murmura-t-il, que vous voudrez bien ne pas me confier une besogne analogue à la dernière que vous m’avez donnée. Le métier de policier ne me convient pas.
— Est-ce qu’il est déshonorant ?
— Non, mais il me répugne.
— Êtes-vous en meilleure situation aujourd’hui que jadis ? interrompit Phingar.
— Hélas ! non, répondit l’autre avec ce sentiment de vague espoir du misérable qui croit rencontrer un être compatissant dans l’homme auquel il raconte ses malheurs. Ma petite fille va de plus mal en plus mal. Ma femme épuisée de fatigue est tombée malade en la soignant. Moi, je suis toujours sans position, et je ne sais à qui m’adresser, puisque personne ne s’intéresse à nous.
À l’énoncé de ces misères, tout autre qu’Afsoul ou Phingar eût été attendri. Le secrétaire les écouta avec une intime satisfaction ; par elles il tenait Dhimal.
— Vous avez tort de vous plaindre, dit-il, car je m’intéresse à vous. Puisque vous ne demandez qu’à travailler, je vais vous donner du travail. Rassurez-vous, ce ne sera pas le même que la dernière fois.
Dhimal poussa un soupir de soulagement. Un éclair de joie illumina sa physionomie souffrante, semblable à ces pâles rayons de soleil quand Ils tombent par une étroite lucarne dans la mansarde des misérables.
— Je suis à vos ordres, répondit-il à Phingar.
Ce dernier lui mit sous les yeux les brouillons qu’il avait composés, en regard avec une lettre qu’il venait de prendre dans l’un des tiroirs du bureau.
— Il s’agit tout simplement, dit Phingar, de copier ces deux lettres, en imitant l’écriture que voici.
— Un faux ! s’écria Dhimal en reculant, vous me demandez de faire un faux ! Impossible ! impossible !
— Allons, vous voilà encore avec vos exagérations de probité ! Calmez-vous et écoutez-moi. Il est question d’un homme dangereux pour le gouvernement, d’un individu contre lequel la société menacée est en droit de se défendre par tous les moyens possibles. Voilà qui doit rassurer votre conscience, que diable ! Quant à votre responsabilité dans cette affaire, soyez sans crainte, elle sera nulle, puisque vous me rapporterez ces papiers dont l’écriture sera contrefaite et que personne ne saura que je me suis adressé à vous.
— Mais moi, je le saurai !...Encore une fois, c’est impossible !
Et Dhimal fit un pas de retraite.
— Alors, ne vous plaignez pas ! s’écria Phingar. Retournez à votre misère, et ne me dites plus que votre fille meurt faute d’argent pour la soigner, puisque vous refusez les cinq cents francs que chacune de ces lettres vous aurait rapportés.
Il fit miroiter deux billets aux yeux de Dhimal.
Mille francs ! C’était le pain assuré pendant plusieurs mois, la santé pour les siens, le temps peut-être de trouver un emploi. Dhimal s’arrêta tremblant et pâle.
— Décidez-vous, insista Phingar. Sinon un autre fera la chose et me remerciera sans hésiter, je vous le certifie. Profitez donc de cette occasion qui s’offre à vous.
Le malheureux sentait la sueur perler à grosses gouttes sur son front.
— Contre qui ces lettres ? dit-il en se rapprochant.
— Que vous importe ?
— Je désire le savoir.
— Contre un folliculaire de bas étage, un nommé Napal.
— Napal !
Dhimal connaissait Napal de réputation, il avait lu ses articles contre les abus du gouvernement, et comme tout le monde il les appréciait. Napal un folliculaire ! Mais on l’estimait pour ses écrits dans l’Inde entière. C’était le défenseur des humbles, l’écrivain généreux qui avait toujours défendu la cause des travailleurs malheureux contre le capital arrogant, et on lui demandait de commettre une infamie envers cet honnête homme !
— Je ne mange pas de ce pain-là, dit-il en se retirant. Il est trop amer !
— Alors, vous préférez mourir de faim, vous et les vôtres ? répondit ironiquement Phingar. Je vous le répète, vos scrupules sont absurdes. En quoi ce Napal vous intéresse-t-il ? Quel service vous a-t-il rendu ? C’est un honnête homme, pensez-vous ? Qui vous le prouve ? Je vous affirme, moi, le contraire. Cependant je ne veux pas forcer quand même votre volonté. Prenez ces papiers, emportez-les avec vous. Emportez-les, vous dis-je, cela ne vous engage à rien. Si la besogne vous répugne, vous me les rapporterez et il n’en Sera plus question entre nous. Allons, prenez-les... prenez-les.
Phingar savait bien qu’il obtiendrait gain de cause en insistant, car il pensait que Dhimal n’aurait plus Le courage de résister quand il serait rentré chez lui. Il mi les papiers dans la main de Dhimal.
— Non, dit celui-ci, non, je ne peux pas.
Il fit un nouveau pas de retraite.
— Attendez au moins que je vous paie votre dérangement, dit Phingar, voici dix francs.
— C’est trop pour ma course, trop peu pour la situation dans laquelle je me trouve.
— Eh bien, emportez ces papiers avec vous ; de cette façon votre course n’aura pas été inutile. Vous réfléchirez quand vous serez rentré, D’ailleurs je vous laisse libre, rien ne vous engage.
Ces derniers mots décidèrent le malheureux. Il prit les papiers avec une répugnance qui fit hausser les épaules au secrétaire d’Afsoul, et sortit du bureau la tête plus basse encore qu’en entrant.
— Je tiens mon homme. Inutile d’en chercher un autre, dit Phingar triomphant. Sa détresse est mon plus sûr auxiliaire. Je suis certain que demain il me rapportera les copies que je lui demande. Du reste, à son défaut, il n’en manque pas d’autres, mais je préfère les gens qui ont un restant de délicatesse. On court moins de risques avec eux.
Phingar était, comme son patron, un habile politique.
XXVI – Exploitation de la misère CC et d’un misérable
Cependant Dhimal se dirigeait vers son domicile, se reprochant comme un remords d’avoir emporté ces papiers maudits,parce que cela l’obligeait à les rapporter. Et il redoutait la présence de Phingar, qu’il méprisait d’instinct.
Ce malheureux déclassé avait reçu dans sa jeunesse une certaine instruction, mais lancé dans la vie, en dépit d’efforts incessants il n’avait pu trouver qu’une position inférieure, qu’il quittait plus tard dans une heure de dégoût, avec l’espoir d’un avenir meilleur. Depuis il végétait sans assurance du lendemain. Ensuite, la mauvaise chance était venue ; toutes les places se trouvaient encombrées. La misère ne l’avait plus quitté. Il avait épousé une honnête ouvrière à l’époque où sa fortune était plus prospère, une petite fille était née, qu’il adorait. Aujourd’hui, il lui fallait subvenir à l’existence de sa famille.
Dhimal marchait la tête courbée, il songeait à sa rentrée chez lui, aux siens qui l’attendaient anxieux et impatients.
— Pour moi ce n’est rien, pensait-il, mais ma femme ! quel sera son chagrin ! Elle espérait que mon retour serait fructueux. Encore une déception ajoutée à tant d’autres !
Le malheureux ralentissait le pas, se disant qu’il serait toujours assez tôt pour apporter une mauvaise nouvelle. Il fallut s’y résigner cependant. Il pénétra dans la demeure qu’il habitait.
C’était une vaste maison contenant un grand nombre de petits logements. Le jour pénétrait à peine dans l’escalier noir et mal tenu, l’humidité suintait partout, on respirait un air malsain dans les cours étroites. Des odeurs nauséabondes se dégageaient des murs pour vous prendre à la gorge. Lorsqu’on mettait le pied au milieu de cette misère, on éprouvait une impression pénible en songeant que des centaines de créatures humaines vivaient dans de pareils taudis.
Dhimal montait l’escalier qui conduisait à son logement. On voyait, derrière les portes entrouvertes, les femmes affairées par leur travail, les enfants à terre, jouant dans la malpropreté. Un ivrogne arrêté sur le palier s’appuyait contre la muraille et s’efforçait de gagner sa porte. Dhimal le réprimanda doucement.
— Comment pouvez-vous rentrer dans un état pareil ? lui dit-il.
— Bah ! un demi-litre n’a jamais fait de mal ! hoqueta l’ivrogne.
Dhimal l’aida à rentrer, Le malheureux, pensait-il, n’a même plus conscience de son état.
Il se rappelait l’avoir connu jadis bon ouvrier, laborieux, puis, peu à peu, se mettant à boire. Le métier lui donnait soif. Il fallait résister aux fatigues d’un travail épuisant, Il était allé chercher, comme ses pareils, l’énergie factice dans l’absorption de ce redoutable poison qu’on appelle l’alcool. L’habitude prise, il avait insensiblement doublé la dose, sans se douter qu’il se minait lui-même. Le pauvre hère n’était-il pas plus à plaindre qu’à blâmer ?
Dhimal entra chez lui attristé par ces réflexions. Il vit le médecin, un jeune homme à la physionomie sympathique, un brave garçon qui ne craignait pas de sacrifier son temps à la visite des malades pauvres. Penchée sur le lit de sa petite fille, sa femme le regardait anxieuse. Elle avait les joues creuses, les yeux cernés. Ses traits encore jeunes étaient déjà flétris.
En entendant rentrer son mari, elle tourna la tête avec une lueur d’espoir. Un regard lui apprit le triste résultat de sa démarche. Alors, un soupir s’échappa de la poitrine de la pauvre femme. Elle reprit sa position au chevet de son enfant malade, avec cette muette résignation du malheureux qui à trop souffert pour s’émouvoir d’une souffrance nouvelle.
— Cette enfant est plus mal qu’hier, dit le médecin à voix basse. Son sang est appauvri par les privations. Il lui faudrait une nourriture substantielle et respirer l’air vivifiant des montagnes.
Il sortit après avoir ajouté quelques conseils. La femme s’assit dans un coin sans prononcer une parole et cacha son visage dans ses mains. Elle pleurait !
— Penser, songea Dhimal, que si j’acceptais l’offre de Phingar j’aurais le moyen de la guérir ! je pourrais ramener un peu de joie dans ce triste logis !
Il sentait sa volonté faiblir. Partout, autour de lui, il ne voyait que désespoir. Il eut un instant la pensée d’entrer chez son voisin pour changer ses idées. À quoi bon ! se dit-il. C’est là comme ici.
Ce voisin, habile ouvrier verrier, mourait d’une phtisie gagnée dans son rude métier. Il était consumé par cette terrible maladie qui sévissait sur l’Inde depuis plusieurs siècles, comme autrefois sur l’Europe, sans qu’on ait trouvé le remède pour la guérir. Laborieux, économe, il gagnait à peine de quoi soutenir sa petite famille, et son plus grand chagrin était, non pas de mourir, – que lui importait de vivre, à lui, misérable ? – mais de partir avec la douleur de laisser les siens sans ressources.
Dhimal estimait beaucoup ce brave homme. Peut-être lui donnerait-il un bon conseil ? Mais un conseil, si bon qu’il fût, changerait-il sa situation présente ? Il n’eut pas le courage de sortir. Il fit un effort sur lui-même, s’approcha de sa femme et lui raconta son entrevue avec Phingar.
Elle pâlit sous ses larmes, puis baissa la tête en montrant à son mari, dans un geste de douloureuse supplication, leur enfant qui respirait péniblement sur son lit.
Dhimal comprit qu’il restait sans force pour lutter davantage. Il poussa un gémissement rauque, posa sur une table les papiers que Phingar lui avait remis et s’installa pour commencer son travail.
À peine était-il penché sur la feuille placée sous ses yeux qu’il s’arrêta !
Les réflexions qui l’avaient envahi dans le bureau de Phingar traversèrent de nouveau sa pensée. Il se préparait, lui Dhimal, à forger des armes infamantes contre Napal, l’homme loyal, l’écrivain désintéressé qui mettait jadis sa plume au service des prolétaires, qui leur avait fait entrevoir dans une série d’articles retentissants la possibilité d’un avenir meilleur !
Sa femme le regardait, devinant ce qu’il pensait, comprenant son hésitation. Elle jeta les yeux sur sa fille, ensuite se retourna vers son mari avec une expression de douleur si poignante que le malheureux fut vaincu !

