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Charles Kymrell : Le monde du XXVe siècle (4e partie)
lundi 25 août 2025, par
— Avez-vous quelquefois assisté à l’arrivée des moussons, madame ?
— Je n’en ai jamais eu le Courage.
— C’est cependant, poursuivit Napal, un spectacle grandiose qui provoque l’admiration de tous ceux qui l’ont vu. Rien de plus saisissant que de voit un ciel dont rien depuis plusieurs mois ne ternissait l’azur, s’obscurcir tout-à-coup sous des amas de vapeurs cuivrées qui surgissent. Elles s’avancent lentement vers la terre et envahissent la moitié du ciel qu’elles partagent en deux parties. La Terre paraît se transformer pour prendre l’aspect d’un monde fantastique. D’un côté les ténèbres enveloppent les montagnes et obscurcissent les vallées, tandis qu’au loin le tracé des rivages se découpe avec une netteté merveilleuse. La mer apparaît alors comme une immense plaque d’acier, et les villes éparses semblent briller d’un éclat surnaturel. L’atmosphère se teinte peu à peu d’une clarté livide. Enfin, la pluie tombe à torrents. Depuis des centaines de siècles, l’homme a pu contempler ce spectacle, et pendant longtemps encore nos descendant oublieront, devant la majesté de sa grandeur, leurs vanités puériles et leurs mesquines ambitions.
— En vérité, vous nous donnez le désir de le contempler, dit Mme Sivadgi. Mais si ces pluies présentent un spectacle merveilleux à leur arrivée, elles deviennent énervantes par leur persistance, en obligeant les habitants à se tenir constamment renfermés chez eux.
— Les cultivateurs vous répondraient, Madame, que ces pluies sont bienfaisantes, que sans elles l’Inde ne serait qu’un immense désert, et que la vie renaît sous leur action vivifiante, après de long mois d’une chaleur intolérable.
— Je vois, monsieur, dit. Kattyawar, que vous connaissez les lois naturelles de notre pays aussi bien que son histoire. Êtes-vous instruit de même sur l’histoire des autres peuples ?
— Je le crois, madame, répondit Napal.
— Oh ! alors, monsieur, reprit Oudja, vous seriez mille fois aimable de nous expliquer ce que vous savez sur cette mystérieuse Europe, dont les événements nous sont restés cachés depuis plus de deux siècles. Je vous avoue que j’ai bien souvent songé à ce merveilleux pays, et je serais heureuse de voir ma curiosité satisfaite.
— Malheureusement, mademoiselle, vous m’interrogez sur le seul point ethnographique auquel je ne puisse répondre. Le véritable moyen de savoir serait de parcourir cette contrée inconnue, Quelques-uns l’ont tenté, aucun d’eux, dit-on, n’est revenu.
— Est-elle aussi admirable qu’on le prétend ? demanda Mme Sivadgi.
— Oui, si j’en juge par un objet qu’il m’a été permis d’admirer un jour.
— Qu’avez-vous vu ? demanda vivement Oudja.
— Je me trouvais chez notre ministre des Affaires étrangères, qui m’avait fait appeler pour une communication de politique intérieure. Il me fit voir une coupe qui lui avait été envoyée par un de ses collègues d’Europe. Jamais, je vous l’affirme, je n’ai rien vu d’aussi merveilleux.
— Vraiment ! dit Oudja intéressée. Quelle forme avait cette coupe ?
Madame Sivadgi et Kattyawar écoutaient attentives.
— Je ne parle pas des figurines qui entouraient ce vase, poursuivit Napal. L’art est issu de la divinité, il est un, et, sous ce rapport, le Florentin Gellini qui vivait au seizième siècle n’a jamais été dépassé. Je veux seulement vous décrire la matière qui Composait la coupe en question. Figurez-vous des couleurs lumières travaillées et ciselées, si on peut s’exprimer ainsi, et associées entre elles avec une harmonie incomparable. Cet objet absorbait les rayons lumineux. Il suffisait de le laisser exposé quelques instants au soleil pour lui voir ensuite jeter un éclat visible même en plein jour. Dans l’obscurité il présentait un spectacle féerique et remplissait la pièce d’une lueur étrange. Tout d’abord il prenait un ton uniforme d’émeraude, tandis que les détails se nuançaient en teintes douces harmonieusement variées. Puis la couleur changeait insensiblement de nature et d’éclat, passant graduellement par les tons du rubis, de la topaze, pour prendre enfin l’aspect de nos pierres fluorescentes. Cette coupe ne perdait jamais complètement sa lumière et apparaissait sous des aspects différents suivant qu’on l’examinait de face ou par transparence.
— Voilà qui est extraordinaire, en effet, dit Madame Sivadgi en se levant.
— Et ma curiosité en ce qui concerne l’Europe n’en est que plus vive encore, ajouta Oudja.
On revint au château, où l’entretien se continua jusqu’au moment où Napal prit congé de ses interlocutrices, après leur avoir donné l’assurance qu’il prendrait la liberté de leur rendre souvent visite, suivant l’aimable invitation qu’elles avaient bien voulu lui faire.
VII – Dans lequel Papillon et Synga se rencontrent dans la recherche de leur idéal
Les jours qui suivirent furent les plus heureux que Napal eût passés jusqu’ici. Il voyait l’avenir sous les plus riants auspices. Il avait compris qu’il n’était pas indifférent à Oudja.
Il venait au château deux ou trois fois par semaine et ne manquait jamais de rendre visite à ses élégantes hôtesses en sortant du cabinet de Sivadgi. Le jeune homme se trouvait là dans un milieu sympathique qu’il n’avait jamais connu. Il s’y laissait aller à ses inspirations, en constatant qu’il était mieux accueilli de jour en jour.
Dans l’intervalle de ces visites, Napal restait à Delhi, où il était retenu par les travaux que lui imposait la mission politique dont il était chargé et qui nécessitait une correspondance quotidienne avec Mesval d’une part et Sivadgi de l’autre.
Papillon avait la mission d’expédier cette correspondante, Il se rendait donc à la poste d’abord, au château de Pendjab ensuite. Mais, ces lettres étant confidentielles et Sivadgi s’absentant quelquefois du château, il fallait les remettre en mains sûres. Or, la seule personne attachée au service en qui on pût avoir entièrement confiance était Synga, cette jeune suivante qui avait accosté Napal le premier jour de sa visite. Élevée avec Oudja, dévouée à sa jeune maîtresse, avec cela vive, intelligente et très fine, On pouvait compter gur sa discrétion.
Il avait été convenu entre Napal et Sivadgi que Papillon viendrait tous les jours, à la même heure, frapper à une petite porte du parc qui donnait directement dans la forêt, et derrière laquelle Synga l’attendrait.
Papillon arriva donc, une après-midi, à l’heure convenue, frappa. La porte s’ouvrit, et il se trouva en présence de Synga fidèle à sa consigne. Papillon, debout, était en pleine lumière sur le seuil de la porte, tandis que Synga, derrière la même porte, restait sous l’ombre des grands arbres.
— MlleSynga ? demanda Papillon d’une Voix grave
— C’est moi, monsieur, répondit la suivante en s’avançant au grand jour.
— Monsieur… Papillon, n’est-ce pas ? dit-elle.
— Papillon, oui mademoiselle, répondit le géant d’une voix de plus en plus graves.
— Joli nom !
— Peuh ! fit modestement Papillon dont la voix devenait caverneuse.
— Je vous attendais. M. Sivadgi m’avait prévenue. Vous le savez sans doute ?
Papillon gardait le silence.
— Entrez, continua la jeune fille. J’ai là, tout proche d’ici, sous le kiosque qui se détache au milieu de cette allée, une collation préparée pour vous.
Papillon se mit à table, tandis que Synga se disait : Voilà un monsieur à qui il ne ferait pas bon chercher querelle. Une femme à son bras ne craindrait pas les mauvais plaisants, ou je me trompe beaucoup. Son rêve avait toujours été de rencontrer un homme fort, et Papillon lui paraissait, sans conteste, réaliser son idéal. Papillon présenta les lettres dont il était porteur.
— Voici, mademoiselle, la correspondance que je suis chargé de vous remettre.
— Merci, monsieur Papillon, répondit Synga.
Puis, quittant le pavillon, Ils gagnèrent la porte de sortie.
— À demain, n’est-ce pas ? dit la jeune fille.
— Certainement, mademoiselle, demain à la même heure, je n’y manquerai pas.
VIII – Où Napal développe complètement ses projets
L’amitié qui unissait Napal et Papillon se resserra encore, s’il était possible, par la communauté des intérêts qui les attachaient maintenant à Pendjab.
Napal poursuivait sa tâche avec ardeur, par droiture d’abord, puis pour plaire à Sivadgi, qui attachait une grande importance à réussir, parce qu’il était intéressé, pour l’instant, à combattre le gouvernement qui l’avait écarté de l’administration des affaires publiques.
Après un travail persévérant, Napal parvint à découvrir plusieurs intrigues malpropres et à dresser une liste de ceux qu’il pouvait pertinemment accuser d’avoir trempé dans ces intrigues. Cependant, quoique convaincu que Afsoul, le préfet de Delhi, fût le principal instigateur de toutes les malversations, il se voyait encore impuissant à produire une preuve matérielle contre lui. Il sentait que cette affaire malhonnête avait été conduite d’un bout à l’autre avec une habileté supérieure.
Quoi qu’il en soit, il ne désespérait pas arriver à un résultat sérieux, et, le jour où il fut à peu près sûr d’être en possession de ce qu’il cherchait, il se rendit chez Sivadgi.
— Monsieur est dans son bureau, lui dit Synga qu’il rencontra dès son entrée au château.
Napal gravit l’escalier et fut arrêté devant la porte du bureau par un domestique qui lui affirma que son maître venait de s’absenter pour plusieurs jours. Étonné de cette réponse, le jeune homme insista, le domestique confirma ses paroles, et Napal redescendit en se demandant pourquoi Sivadgi s’était absenté sans le prévenir.
Parvenu devant le perron, il se mit à la recherche de Synga dans le but de savoir quelle serait la durée de cette absence.
— Monsieur n’est pas absent, lui répondit Synga. Il est en ce moment chez lui, ainsi que je viens d’avoir l’honneur de vous le dire.
— Vous en êtes certaine ?
— Assurément.
La jeune fille parlait en toute franchise. Il était donc évident que Sivadgi se dérobait et qu’un événement inattendu venait changer tout à coup la face des choses. Quel était cet événement ? Voilà ce qu’il importait de savoir. Napal se promit de le découvrir.
— Ces dames sont-elles visibles ? demanda-t-il à Synga.
— Madame et la gouvernante sont parties pour la ville. Mais mademoiselle est au salon.
— Voulez-vous lui demander s’il y aurait indiscrétion de ma part à me présenter devant elle ?
— Oh ! monsieur Napal, vous savez bien que vous et Papillon vous êtes toujours les bienvenus au château.
Et Synga, après avoir prévenu sa maîtresse, fit entrer Napal au salon.
Les deux jeunes gens restèrent seuls, assis en face l’un de l’autre, comprimant au fond de leur cœur les sentiments qui les agitaient. Trop épris pour commencer leur conversation par les banalités ordinaires, Ils se taisaient, Napal regardant Oudja avec une tendresse profonde, Oudja se laissant admirer avec une confiance ingénue.
Enfin Napal rompit le silence. Emporté par son amour, par la pureté des sentiments que lui inspirait la jeune fille, certain, du reste, de ne pas lui déplaire en parlant avec franchise, il se livra sans réserve à son expansion naturelle et lui raconta l’histoire de sa jeunesse.
Il lui apprit qu’il avait perdu ses parents quand il était encore enfant. Livré de bonne heure à lui-même, il avait consacré ses jeunes années à l’étude, au lieu de les dépenser dans des plaisirs malsains ou dans une oisiveté stérile. C’est ainsi qu’il avait acquis l’érudition qu’il possédait, et trouvé, dans ses occupations studieuses, la source des pensées philosophiques qui faisaient de lui un homme plus sérieux que la plupart des jeunes gens de son âge.
Plus tard il avait essayé de résumer les impressions qu’il devait à ses travaux austères, et, de cette recherche, était né au fond de lui-même un sentiment de douloureuse pitié pour l’humanité tout entière. Partout où il promenait son regard il ne rencontrait que peines, déceptions et souffrances. Les rides marquées sur le front de l’ambitieux témoignaient de ses regrets du passé perdu et de son inquiétude sur l’inconnu de l’avenir. L’attitude affaissée du riche désœuvré prouvait qu’il paie fatalement la satisfaction de ses plaisirs par l’affaiblissement de son intelligence, et la perte de sa santé. La tristesse mélancolique du penseur laborieux venait de l’inanité de ses efforts, lorsqu’il comparait avec amertume la pauvreté du résultat acquis avec la grandeur des études dépensées.
Tous, tous étaient malheureux !
Et lorsque sa vue s’arrêtait sur les humbles, sur les misérables, alors quelle épouvante pour lui ! Là, il ne voyait que douleur sans compensation. Toujours le dur labeur qui courbe la créature, et jamais le repos qui rend la force, rarement l’espoir qui ranime le courage, puis, au bout, la faim et la mort sur un grabat !
Alors, dans sa généreuse ardeur, il se demandait si lui, à qui la destinée plus clémente avait permis d’acquérir le savoir, ne pourrait pas puiser dans la science, sinon le remède parfait – hélas ! il n’en est pas pour l’humanité. – du moins un adoucissement aux maux qui frappaient sans relâche sur elle. Tenter d’adoucir les misères de ses semblables par l’accroissement du bien-être général, n’est-ce pas le but idéal auquel tout homme devrait s’efforcer d’atteindre ?
Napal exposait toutes ces théories avec une émotion contenue. Sa physionomie reflétait la générosité de ses désirs, son regard rayonnait sous le feu de ses nobles sentiments.
Oudja l’écoutait et l’admirait en silence.
— Vous êtes, lui dit-elle après quelques instants de muette contemplation, vous êtes une âme généreuse, et je suis heureuse de pouvoir vous confesser combien les idées que vous exprimez devant moi sont supérieures à celles des jeunes oisifs qui m’entourent. Si les hommes possédaient votre noblesse de caractère, vous n’auriez pas besoin d’avoir pitié des autres, car alors l’humanité vivrait heureuse.
Et la jeune fille, parlant à son tour, disait à Napal qu’elle comprenait la grandeur de ses pensées et s’efforçait de lui en donner la preuve, avec la délicatesse infinie de la femme qui parle devant celui qu’elle sait aimer, mais auquel elle n’a pas encore fait l’aveu de son amour.
Napal, encouragé, lui répondit que c’était le désir de se perfectionner dans les sciences économiques qui lui avait inspiré le projet de pénétrer en Europe, afin d’en revenir assez expérimenté pour être utile à ses concitoyens.
— Oui, je le sais, déjà vous m’en avez parlé, ce projet est d’un cœur noble et fier. Mais, ajouta-t-elle avec un léger tremblement dans la voix, n’y a-t-il pas de grands dangers ou des risques redoutables à courir ?
— Qu’importent les obstacles, en face de la grandeur du résultat entrevu ? répondit Napal.
— Cependant, poursuivit Oudja, si vous restiez là-bas sans espoir de retour, si vous partiez pour ne plus revenir !
— Alors, c’est que je serais mort, dit simplement Napal en baissant la tête.
— Mort ! Vous ! s’écria la jeune fille.
Et deux larmes jaillirent de ses paupières.
— Qu’importe après tout ? ajouta le jeune Indien avec une mélancolie profonde. Je suis seul au monde, hormis Papillon peut-être, personne ne s’inquiétera de moi ni ne pleurer à ma mort !
Oudja écoutait le cœur serré. Aux derniers mots de Napal elle parut en proie à une émotion violente, et, lui saisissant les mains comme malgré elle :
— Ainsi, s’écria-t-elle, pour la seule satisfaction du devoir accompli, vous partiriez sans regrets, sans douleur ?
Et comme il gardait le silence :
— Répondez, dit elle avec véhémence. Répondez-moi, je vous en conjure.
Napal releva la tête et vit les yeux de la jeune fille voilés par les larmes. Alors un espoir enivrant l’envahit tout entier.
— Oudja, dit-il, ne me forcez pas à vous dévoiler ce que je veux garder au plus profond de mon âme.
— Et si je vous le demandais, au contraire, si je vous disais : Ami, parlez, car ce secret que vous voulez taire, je crois l’avoir deviné ! alors, auriez-vous encore le courage de vous taire ?
— Eh bien, puisque vous le voulez, Oudja, je vous avouerai que j’aime d’un amour infini une jeune fille de haute naissance. Mais je comprends si bien, hélas ! la témérité de cette affection, que jamais je n’oserai lui faire l’aveu d’un amour qui pourrait lui paraître intéressé, puisqu’elle est riche et que je suis pauvre.
— Et je vous répondrai que cette crainte est chimérique, reprit vivement Oudja, parce que vous êtes aussi riche et plus fortuné qu’elle ; car, si elle possède la richesse acquise par droit de naissance, vous possédez, vous, une fortune plus belle et plus rare, celle conquise par le travail, la science et le talent.
La charmante créature, en prononçant ces mots, tendit sa main à Napal avec un geste à la fois plein de grâce, de tendresse et de dignité.
— Oh ! merci, Oudja, s’écria le jeune homme éperdu, en couvrant cette main de baisers ; vous m’aimez, soyez cent fois bénie.
— Oui, je vous aime comme vous m’aimez, Napal, et cela, je vous l’avoue sans rougir, du premier jour où je vous ai vu. J’avais compris depuis longtemps la grandeur de vos projets, et, quelles qu’en soient les difficultés, ce n’est pas moi qui vous en détournerai. C’est par leur réalisation que vous pourrez vous faire un nom assez glorieux pour aplanir les obstacles qui nous séparent.
— Vous êtes vaillante et courageuse, Oudja ; aussi, je vous le jure, je ne faillirai pas à la confiance que vous me témoignez, car j’espère apporter dans l’accomplissement de la mission que je veux m’imposer, assez d’ardeur et de volonté pour réussir.
— Et moi, Napal, ma pensée vous suivra jusqu’à votre retour. Puisse-t-elle soutenir votre courage. Je vous promets de vous garder ma foi. Je ne serai jamais à un autre que vous.
Les deux jeunes gens échangèrent leurs promesses, puis Ils se regardèrent en silence. Leur bonheur était si pur, l’extase avec laquelle Ils se contemplaient si profonde, qu’ils restaient sans force pour exprimer leur béatitude.
En ce moment Synga entra, Elle venait prévenir Oudja que sa mère était de retour. Napal attendit l’arrivée de Mme Sivadgi pour lui présenter ses respects et revint ensuite à Delhi le cœur enivré d’espérance et d’amour.

