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Charles Kymrell : Le monde du XXVe siècle (1e partie)

vendredi 22 août 2025, par Denis Blaizot

I – Une soirée à l’Opéra de Bombay, le 1er mars de l’an 2400

L’an 2400 après Jésus-Christ, la ville de Bombay, capitale de la République hindoue, inaugurait une nouvelle salle de spectacle.

C’était le 1er mars, premier jour de l’année et, en même temps, du vingt-cinquième siècle de l’ère chrétienne. Que le lecteur veuille bien ne pas nous accuser de commettre un anachronisme.

Depuis longtemps, les nations diverses qui se partageaient le globe terrestre avaient compris qu’il était à la fois logique et plus agréable de clore l’année avec l’hiver, et de la commencer avec le retour du soleil, c’est-à-dire le 21 mars, à l’équinoxe du printemps, plutôt que d’en fixer le renouvellement, comme autrefois, au milieu du froid, de la pluie, de la neige et des frimas qui se succèdent régulièrement au mois de janvier.

Donc, l’an 2400, le 1er mars, à Bombay, une foule élégante, accourue dans de riches équipages de tous les points de la ville, se pressait à l’entrée d’une Jumma Musdjid nouvellement construite, sur le modèle perfectionné des anciens théâtres d’autrefois.

C’était un monument grandiose, uniquement réservé aux représentations lyriques des chefs-d’œuvre du passé, du présent et de l’avenir, dont les musiciens ont doté et doteront l’humanité, aussi longtemps que la Terre tournera sur son axe, sous l’action vivifiante des rayons solaires. En un mot, pour nous servir du vieux style, la Summa Musdjid avait été transformée de grande mosquée en grand opéra.

L’aspect de la salle était superbe. Les Hindous ont toujours eu une préférence marquée pour les étoffes aux couleurs éclatantes. Cet amour des objets lumineux leur est inoculé de descendants en descendants, par le soleil qui brille au-dessus des plaines, qui miroite en ondes de feux sur les fleuves sacrés, et qui resplendit jusqu’aux sommets des monts.

L’orchestre et les amphithéâtres resplendissaient de mille feux éclatants jetés par les innombrables pierreries que portaient les élégantes assises dans les loges.

La représentation commençait. Un jeune homme,assis dans un fauteuil du rez-de-chaussée, semblait indifférent à ce qui se passait sur la scène. Ses regards se tournaient constamment vers un même point de la salle où se trouvait une loge vide encore.

Par la régularité de ses traits, la beauté de son visage, ce jeune homme devait appartenir à cette race hindoue de la vallée du Kashmir qui, d’âge en âge, a fourni les plus beaux types de la race humaine. Sa physionomie empreinte de noblesse, son regard à la fois franc et décidé prévenaient immédiatement en sa faveur.

Le rideau était levé depuis dix minutes à peine, et déjà le jeune Indien manifestait une certaine impatience, lorsque, tout-à-coup, son regard s’anima. La porte de la loge restée vide venait de s’ouvrir pour donner passage à une ravissante jeune femme, accompagnée d’une dame d’un certain âge, suivie elle-même d’un homme déjà mûr. À la richesse de leurs costumes, on devinait que ces trois personnes appartenaient à la plus haute société de la ville, de même qu’il était facile de comprendre à leur maintien qu’on se trouvait en présence du père, de la mère et de la fille.

Les deux femmes prirent place sur le devant de la loge. La jeune fille, en s’asseyant, jeta un regard circulaire dans la salle. Ce regard se croisa avec celui du jeune Indien. L’effet de cette rencontre fut d’empourprer les joues de la jeune fille du plus vif incarnat et, sous cette rougeur, elle parut plus belle encore qu’au moment de son apparition dans la loge. Ce ne fut qu’un moment, car se sentant rougir, elle baissa la tête, déploya rapidement son éventail, puis, tranquille derrière ce rempart improvisé, elle parut s’absorber dans les péripéties du spectacle qui se déroulaient sur la scène. Mais le mouvement fébrile avec lequel elle agitait son éventail prouvait suffisamment que cette tranquillité n’était qu’apparente.

En dépit de ces signes manifestes d’une véritable émotion, l’Indien, de son côté, me put se retenir de faire un geste de dépit.

Enfin le rideau tomba. La pièce était terminée.

Le jeune homme gagna aussitôt le grand escalier de sortie.

Puis il attendit impatiemment, plongeant ses regards dans la foule. Il la vit enfin, se plaça sur son passage et la salua d’un geste rapide. La jeune fille répondit imperceptiblement à ce salut. Levant ensuite les yeux, son regard rencontra pour la seconde fois celui du bel inconnu. Alors, pour là seconde fois aussi, elle se sentit rougir, et, toute émue, elle prit le bras de son père qui, bien entendu, n’avait rien vu de cette petite scène, et s’éloigna.

Notre héros, le cœur plein d’espoir, se disposait à suivre sa bien aimée, quand il se sentit saisir par le bras.

—  Eh ! que fais-tu là ? mon cher Napal, dit une voix derrière lui.

Napal se retourna, reconnut Kartoul, un de ses anciens camarades d’étude auprès d’un professeur qui jouissait une grande réputation dans l’Inde, et qu’on appelait le sage Hassir.

—  Kartoul !... toi ici ! s’écria Napal. Je ne m’attendais pas à te rencontrer ce soir à l’Opéra de Bombay.

—  Parbleu, reprit Kartoul. Penses-tu qu’un désœuvré comme moi puisse laisser passer l’inauguration d’un Opéra sans vouloir y assister. Mais, puisque je te retrouve, allons nous rafraîchir dans les jardins du théâtre, nous causerons plus facilement qu’au milieu de cette cohue.

Napal jeta un dernier regard sur la direction que la jeune fille avait prise, tendit cordialement la main à son ami en lui disant :

—  Allons causer.

II – Dans lequel le héros de cette histoire laisse entrevoir ses projets.

Après avoir descendu les marches de l’escalier monumental qui conduisait de la salle au dehors, nos deux jeunes gens pénétrèrent dans un vaste jardin, agrémenté de fleurs superbes, et planté de grands arbres qui formaient comme un dôme de verdure au-dessus d’arbustes plus petits disséminés dans les intervalles. Des quantités de lumières, réparties de façon à répandre une lueur diffuse dans les massifs, suffisaient à éclairer ces jardins dont le but consistait surtout à reposer les spectateurs fatigués par l’éclat des lustres, cet par la chaleur de la salle.

Tandis que les deux amis s’étendaient à l’aise sur des sièges particuliers aménagés de façon à procurer, par leur forme même, un repos complet, on leur servit une liqueur rafraîchissante, fort en vogue à l’époque qui nous occupe, et dont la préparation reposait sur des principes découverts depuis cinquante ans à peine. Une combinaison chimique, faite d’après les lois de l’hygiène, donnait à la boisson un froid suffisant pour calmer la soif, tandis qu’un mélange de ferments particuliers lui communiquait un arôme agréable. Le tout était versé dans des coupes de cristal de couleurs variées, qui étincelaient sous les lumières.

Le consommateur pouvait suivre la préparation des yeux, et lui donner le degré de fraicheur qu’il désirait, à l’aide d’une simple manipulation indiquée sur l’appareil. Il était également facile de varier l’arôme de la liqueur par une action convenable sur le mélange des ferments.

Kartoul présentait un contraste frappant avec Napal. Malgré cette différence, leur amitié s’était cimentée par l’audition des leçons d’Hassir, qu’ils avaient suivies régulièrement l’un et l’autre, pendant plusieurs années. Cet éloquent professeur ne se contentait pas de faire un cours comme ses collègues. Il savait encore former des caractères et s’appliquait à les développer de façon à les rendre forts contre l’adversité. Napal comptait parmi ses meilleurs élèves, et le jeune homme avait conservé pour son maître un respect et une vénération filiales.

—  Parbleu, il fait bon vivre à notre époque, dit Kartoul en goûtant la liqueur qu’on venait de lui préparer. Et je plains nos ancêtres qui n’avaient, pour se désaltérer, qu’une eau plus ou moins pure, servie dans des vases grossiers. Autrefois, le plus riche des rajahs n’aurait pu se procurer, à prix d’or, un cristal aussi resplendissant que celui de cette coupe. Tandis qu’aujourd’hui le moins fortuné d’entre nous sait s’en rendre possesseur à bon compte. Ainsi va le monde, de progrès en progrès...

Napal avait écouté d’un air indifférent. Aux derniers mots il releva la tête, et murmura d’un ton où perçait l’ironie :

—  Cette admiration m’étonne de ta part. Je te pensais plus sceptique.

—  Je n’admire pas, je constate, reprit Kartoul un peu vexé. On ne peut nier que notre siècle ne soit en avance sur les autres, c’est indiscutable. Alors, qu’as-tu à lui reprocher ?

—  Rien, si tu veux, répondit Napal.

—  En tout cas, je te défie de lui adresser le reproche de ne pas produire de jolies filles.

—  On a vu de jolies femmes dans tous les siècles, témoin d’Hélène des Grecs dont la réputation a traversé les âges.

—  C’est possible, mais si l’on te donnait à choisir entre cette fameuse Hélène et...

—  Et ?

—  La belle Oudja Sivadgi.

—  Je ne te comprends pas.

—  Tu es discret, je t’en félicite. Malheureusement, mon pauvre ami, tes regards ont parlé pour toi.

—  Que veux-tu dire ?

—  Je veux dire que tu es amoureux de mademoiselle Oudja Sivadgi, la belle aux cheveux blonds que tu as lorgnée pendant toute la soirée, au lieu de suivre le spectacle comme te l’ordonnait ton devoir de journaliste chargé de faire le compte rendu de la pièce.

—  Tu la connais donc ?

—  Assez pour savoir qu’elle est la fille de Sivadgi de Carpa, richissime mandataire de l’un de nos États. Elle habite en ce moment Bombay avec sa famille, mais elle doit partir bientôt pour se rendre dans une superbe propriété que ses parents possèdent près de Delhi, à Ghamabad.

—  Elle va partir ? S’écria Napal.

—  Vers la fin du présent mois.

—  C’est impossible !

—  Pourquoi ? reprit Kartoul. Son père, qui est ambitieux, veut retourner à Delhi où l’appellent certaines raisons politiques. La mère et la fille l’accompagnent. N’est-ce pas naturel ?

—  Alors, je ne la verrai plus !

—  Tu en rencontreras d’autres. Tu en aimeras une autre. C’est bien simple.

—  Pas pour moi, j’aime Oudja, je ne veux aimer qu’elle !

—  S’il en est ainsi, mon ami, je te plains sincèrement, car, où cet amour te conduira-t-il ?

—  À l’épouser, j’espère.

—  Crois-moi, cherche ailleurs.

—  Pourquoi, murmura-t-il, me conseilles-tu de l’oublier ?

—  Parce que son père à refusé pour elle, jusqu’à ce jour, tous les jeunes gens, si bien nés qu’ils fussent, que sa beauté et sa richesse avaient attirés. Je te le répète, ce Sivadgi est un ambitieux qui n’acceptera pour gendre qu’un homme capable de lui prourer par ses relations familiales, la position qu’il rêve d’occuper dans l’État. Es-tu en mesure de satisfaire son ambition ? Non ! Alors, refoule ton amour dans. ton cœur, et laisse partir la jeune Oudja sans chercher à la revoir. C’est plus sage.

Cela dit, Kartoul prit la coupe placée devant lui, but la liqueur à petites gorgées et contempla son ami avec la sérénité du philosophe qui ne connait pas de joie plus intime que celle d’ôter à son semblable une illusion, quand elle lui est chère.

—  Mais, la mère ? demande Napal, se raccrochant à cette pensée comme à un dernier espoir.

—  La mère est une excellente femme qui s’incline devant toutes les volontés de son mari.

Napal eut un geste de découragement. Heureusement, c’était un vaillant, qui savait se raidir contre la destinée pour avoir été souvent aux prises avec elle. Il redressa la tête.

J’ai assez de rentes pour vivre, reprit-il, ce qui me permettra d’attendre les événements. De plus, ma position de journaliste indépendant est une force, j’en userai.

—  C’est juste, je l’oubliais. Tu as de l’esprit, beaucoup de talent et tu fais partie de l’opposition. Tu es même, si je ne me trompe, une des sentinelles les plus en vue du camp des publicistes avancés. Es-tu sincère, au moins ?

—  Kartoul !

—  Ne te fâche pas ! Tu es un opposant convaincu, je l’admets, et cette conviction te portera peut-être assez haut pour devenir l’heureux époux d’Oudja, si tu ne trébuches pas en route. Cependant, permets-moi de te le dire, pour que ton opposition soit forte, il est utile qu’elle soit juste. Franchement, que reproches-tu à notre époque ?

—  Son gouvernement, ses mœurs, ses institutions.

—  Est-ce tout ?

—  Non !

—  Quoi encore ? demanda Kartoul que cette conversation amusait.

—  Je lui reproche son esprit futile, son égoïsme, sa vanité !

—  Cette fois,tu dépasses la mesure, ce me semble, car pour moi, je ne vois pas ce que le régime actuel a de si mauvais. Ne sommes-nous pas sous une sorte de république dans laquelle tous les citoyens sont libres ?

—  Oui, observa Napal, une République où le capital est libre d’affamer le travailleur ; où le citoyen sans ressources est l’esclave de celui qui possède.

—  Esclave ! s’écria Kartoul qui ne riait plus.

—  Oui, esclave ? continua Napal d’une voix ferme. Et cet esclavage déguisé s’appelle la faim ! Mon cher, en songeant aux iniquités présentes, j’en suis à me demander sil n’eût pas mieux valu que : les Hindous restassent. sous la domination étrangère qui les opprimait encore il y a quatre cents ans, plutôt que de vivre sous un gouvernement de politiciens, avec lesquels la grandeur de la Patrie va sans cesse en s’abaissant, jusqu’au jour où elle tombera dans un cataclysme.

—  Nous n’en sommes pas encore là ! heureusement.

—  Nous y courons !

—  J’espère bien ne pas le voir, quoique je sois moins pessimiste que toi.

Napal se calma et reprit plus froïdement :

—  Tu sais qu’après l’expulsion complète de l’étranger, l’Inde entière fut étreinte, pendant vingt ans, par la main de fer d’un despote qui abolit les castes et qui nous entraina dans des guerres dont le souvenir est resté glorieux, quoiqu’elles fussent ruineuses pour nous. Ses descendants suivirent la voie qu’il avait tracée et, durant deux siècles, ne firent que substituer au joug imposé par l’étranger, le servage du peuple vis-à-vis des nobles. Eh bien ! Kartoul, je leur pardonne, parce qu’au moins Ils fondèrent l’unité de l’empire, parce qu’ils surent faire du peuple Indien une nation vaillante, capable de figurer à côté de l’Europe et de l’empire Chinois.

—  Donc, tu préfères le passé au régime actuel ?

—  Oui, car on y faisait de grandes choses. Le monde littéraire produisit alors des génies que le pouvoir protégeait. Alors, nous avons édifié des monuments qui attestent le grandeur de notre gloire passée. Aujourd’hui, avec ce système de république égalitaire, que sommes-nous capables de produire ? Rien ! pas même de commencer la voie de navigation qu’on parle depuis longtemps d’ouvrir entre l’Indus et le Gange. Calcul, intérêt, avarice, sont les seuls mobiles qui dictent la conduite de nos gouvernants. Et les uns succèdent aux autres avec la seule pensée de tout sacrifier à leur ridicule ambition.

—  Pourquoi nous plaindre, répondit Kartoul, puisque nous nommons nous-mêmes nos gouvernants. C’est à nous de mieux choisir.

—  Ce serait parfait si le choix restait libre et les élections réglementées par des lois sages et sévères. Mais il n’en est pas ainsi ! Elles sont avilies par les clubs, et par la tourbe des politiciens de bas étage, soutenus eux-mêmes par les coteries gouvernementales. Elles ne sont plus, en un mot, qu’un.syndicats d’intérêts.

—  C’est vrai, je te l’accorde.

—  Écoute, continua Napal, les peuples suivent tous la même évolution, seulement cette évolution est plus ou moins rapide, car elle est soumise aux conditions inéluctables dues aux changements de climats et aux moyens d’existence. Il en résulte que les nations en retard peuvent facilement prévoir leur avenir, la race européenne est sans contredit la plus avancée de toutes les races sur le chemin de la civilisation, il nous suffit donc de connaître l’histoire de son passé pour préjuger notre avenir.

—  Pourquoi, dit Kartoul en baissant la voix comme malgré lui, pourquoi parler de l’Europe, que nous appelons maintenant la contrée des États-Collectifs ? Tu sais bien que ce pays étrange, mystérieux, est complètement fermé aux étrangers depuis le vingt-deuxième siècle.

—  Oui, nous connaissons son histoire jusqu’à cette époque, et nous pouvons en causer sans nous occuper de la grande révolution par laquelle des royaumes, divisés jusqu’alors, se sont réunis en États-Collectifs.

—  Où veux-tu en venir ?

—  À ceci : l’Europe a passé successivement de la féodalité à la monarchie absolue, ensuite à la République constitutionnelle ou parlementaire. Nous subissons les mêmes phases. Quand les étrangers furent chassés de l’Inde, au féodalisme nous avons vu succéder l’absolutisme. Maintenant nous possédons une république qui, si je ne me trompe, est une sorte de mélange entre la république parlementaire de la nation qu’on appelait France au dix-neuvième siècle, et celle des États-Unis de l’Amérique à la même date.

—  Très bien, répondit Kartoul. J’ajoute même que nos mœurs, nos institutions, nos usages sont, en tout, semblable, aux leurs, aussi, je te le répète, je ne vois pas ce que tu peux reprocher aux mœurs de l’ancienne Europe. Sans doute ses habitants d’alors ne possédaient pas notre bien-être actuel. Ils ne s’en portaient pas plus mal, et savaient charmer leurs ennuis tout aussi bien que nous le faisons maintenant. Or, nous possédons tout ce qu’ils possédaient, nous avons en plus ce qui leur manquait, c’est-à-dire le confortable, et cela ne te suffit pas !

—  Pas plus que cela ne leur a suffi. Si l’Européen se trouvait heureux sous ce régime que tu préconise, pourquoi l’a-t-il changé ? pourquoi l’Europe se serait-elle, constituée en États-Collectifs, au lieu de rester divisée en plusieurs provinces qui s’appelaient France, Allemagne, Angleterre ou Russie ?

—  Qui te prouve qu’il en soit ainsi ? Sais-tu ce qui s’y passe ? Du jour où elle a compris que ses découvertes profitaient à la race Jaune pour se retourner contre elle, elle a fermé ses portes à l’étranger. Depuis ce temps nous ignorons comment elle se dirige.

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